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Dimensions positives et bienfaits de l'informatique, du net, des nouvelles technologies ...

Citation

K’fé Numérique

Rencontre du 21 décembre 2017

Lors de cette dernière séance de l’année 2017 les participants se sont attachés à pointer les dimensions positives, les bienfaits de l’informatique, du Net, des nouvelles technologies de l’information et de la communication.
Nous avons vite constaté que ces différents supports nous apportent des progrès, facilitent nos pratiques et/ou notre vie quotidienne, que celles-ci soient personnelles et professionnelles.

« …par exemple, les cartes de fidélité proposées par les commerçants, permettent de cumuler des points et de bénéficier de réduction. » Les Cartes bancaires qui s’utilisent couramment depuis les années 1980. Elles permettent de payer ses achats, mais aussi de retirer de l’argent liquide dans des distributeurs de billets.

« …c’est l’invention et la vulgarisation de la puce qui permet la multiplicité d’usage : paiement, parking, laverie automatique, carte vitale… » précise un des participant. C’est un inventeur français Roland MORENO qui met au point la première carte à puce, vulgarisée dans les années 1980 et rentre dans le domaine public en 1998.

« …aujourd’hui, cette puce peut être implantée en sous cutanée. Elle sert même parfois à des entreprises pour remplacer les pointeuses. Les employés gagnent du temps à l’entrée et sortie de l’entreprise… elle sert aussi à comptabiliser tout au long de la journée les diverses pratiques des personnes (à son poste, les pauses, les temps morts etc…) affine, un fin connaisseur.

Dans le domaine de jeux de stratégie nous avons tous assistés depuis plusieurs décennies maintenant aux fameux matchs d’échec entre les plus grands champions et des robots. Ces derniers ont fini par gagner régulièrement.
Même au jeu de GO, très complexe, un robot bat le champion du Monde. Les scientifiques qui mettent au point ces machines produisent des robots qui sont en capacité de réagir aux stratégies de l’adversaire. Ils deviennent capables à leur tour d’imaginer des ruses, de tenir compte des émotions de l’adversaire…de changer de stratégies en cours de partie.

« Leurs structures mentales se perfectionnent au fil du temps, ils sont capables de tirer les enseignements des parties précédentes… c’est pourtant bien des hommes qui mettent au point ces processus d’amélioration… à terme, s’inquiète une intervenante, la situation future pourrait nous rendre dépendants, voir « esclaves » des robots ? »

Et pourtant, la majorité d’entre nous sommes en incapacité à réagir à ce qui se passe. Pas toujours à cause du manque d’information. Mais parce que nos réactions primaires sont elles-mêmes modifiées. Chacun s’adapte rapidement aux nouveautés, en devient un utilisateur, puis un consommateur.
Les gens entre eux parlent de moins en moins. Toutes ces facettes de « progrès » s’adressent d’une façon de plus en plus précise à chaque personne, elles ciblent d’abord l’individu au détriment semble-t-il du collectif ?

« Au début de l’apparition de la télévision, peu de gens pouvait l’acquérir. Pour autant, dans les quartiers, les villages, c’était l’occasion de suivre collectivement les émissions, qui se suivaient d’échanges, de partages, parfois de disputes ». Maintenant, même au sein d’une même famille il y a plusieurs postes dans plusieurs pièces.
C’est le même processus que nous pouvons observer pour l’usage du téléphone. Au début on allait téléphoner chez des voisins, puis dans une cabine publique, puis on pouvait utiliser les cabines téléphoniques installées dans les rues passagères… puis le téléphone portable est arrivé. Au début objet de travail pour « les représentants de commerce par exemple, qui devait rendre compte de leur journée à leur patron, puis être joint par celui-ci en cours de journée, puis à n’importe quand… » nous dit un témoin qui l’a vécu. Juste avant ce sont développées les grosses mallettes téléphones portatifs parfois branchées sur l’allume cigarette… début pervers de la confusion entre vies privée et vie professionnelle.
Maintenant, en Europe, la majorité des personnes adultes, voir les jeunes, des enfants possèdent un téléphone portable. Celui-ci permet de multiples autres applications. C’est devenu le moyen de « parler, de communiquer avec « sa communauté » dont nous ne connaissons pas la quasi-totalité des personnes… »
Et alors, les cabines téléphoniques ont toutes disparu…Si on n’a pas son portable en état de marche on ne peut que très, très difficilement joindre quelqu’un… Beaucoup de jeunes se sentent perdus sans leur portable.
Mais, la multiplicité des opérateurs produit une dimension positive pour nous consommateur, celle de la concurrence et donc la baisse des prix des communications, des offres…

A ce stade de nos échanges et témoignages, nous nous rendons compte que nous avons du mal à ne pas décliner un aspect moins positif, voir négatif à l’une ou l’autre de ces avancées technologiques qui nous ont pourtant séduites.

Deux dimensions apparaissent comme déterminantes et explicitent notre frustration a postériori :

« Les progrès, les avancées technologiques, techniques ont quasi pour origine des raisons économiques, des raisons de rentabilités, de performances…
les progrès, les améliorations dans nos vie quotidiennes ou professionnelles s’adressent prioritairement à l’individu au détriment du collectif… ils mettent de côté les relations humaines, ils empêchent le développement de l’intelligence collective…les contacts physiques, les paroles en vis-à-vis… »

« çà devient négatif car çà devient personnel » fait unanimité. Mais aussi nous amène à devoir au cours des prochaines rencontres affiner, comprendre ce malaise.

« L’utilisation de l’informatique dans le cadre scolaire a des effets positifs. Comme celui de permettre aux enfants qui n’ont pas d’ordinateurs ou de tablettes d’en bénéficier ; de pouvoir apprendre à se servir de l’informatique.
L’informatique à l’école facilite le travail collectif tant pour les enseignants que pour les enfants, permet de bénéficier des découvertes des autres, de partager ses connaissances, de les confronter avec d’autres points de vue… » témoigne une praticienne.

Cette réflexion nous conduit à envisager tous les bienfaits appliqués au domaine de la santé. Le fait, d’avoir stocker au même endroit tout son historique de santé accessible par les médecins d’un seul clic… facilite et contribue à rendre plus fiables un diagnostic et/ ou une posologie.
Il en va de même comme étant un grand progrès « les possibilités de faire des opérations à distance, voir de permettre à des personnes très isolées, en grand danger de s’auto-soigner, s’auto- opérer, comme les marins en pleine mer, les aventuriers en milieux insolites…et depuis quelques mois comme nous y invitent des publicités nous-mêmes, en ballade, à skis ou autre pratique sportive ou professionnelle éloignée d’un milieu urbain… » nous dévoile un participant motivé.
La carte vitale, au départ mise au point pour des raisons purement économique. Puis, nous a imposés d’avoir un seul médecin référent. « Çà nous prive d’une liberté fondamentale de consulter, d’avoir plusieurs avis… »

Même, s’il y a beaucoup de gens isolés, il faut bien reconnaître que le numérique permet de communiquer aussi en direct, par exemple sur Skype, de se voir en simultané.
Internet, permet de se perfectionner, d’avoir des renseignements facilement, d’acquérir des connaissances parfois complexes, difficiles d’accès autrement. Internet, si on sait bien s’en servir joue un rôle de vulgarisation des savoirs, des expériences…Internet nous rapproche, nous fait connaître d’autres contrées du monde, nous donne la possibilité d’apprendre d’autres langues, de découvrir d’autres modes de vie, de pensée…
Ces usages et d’autres, à préciser, contribuent à maintenir les capacités intellectuelles, nos réflexes, notre curiosité, notre sagacité…les possibilités logiques de manipulation, de combinatoire, d’extrapolation…

Les applications de l’informatique a rendu plus facile, plus intégrée la vie quotidienne des personnes en situation de handicap (matériels d’assistance, prothèses, matériels programmés…)
Le GPS permet de nous diriger vers une destination que nous avons choisi, mais ne nous permet pas de nous orienter…nous avons tendance à ne plus bien savoir lire un plan de ville, une carte routière...
« les multiples améliorations de la voiture, essuies glaces automatiques, même s’il n’y a plus de moustique depuis quelques années sur les pare-brise… ouverture et fermeture des glaces par pression d’un bouton, fermeture centralisée des portes, ouverture et contact digital, ouverture du haillon arrière en glissant son pied sous le pare-choque… » un vrai bonheur nous convainc ce passionné.
En ces veilles de fêtes nous achevons ce premier tour d’horizon des bénéfices tirés des développements, des applications multiples du numérique et de l’informatique par le choix que nous allons « encore » pouvoir faire de sélectionner nos quatre ou cinq recettes culinaires, extraites des centaines de sites proposés par notre moteur de recherche préféré.

 

Et maintenant, quelles suites…

Notre groupe de travail souhaite élargir sa réflexion, partager ses échanges avec un plus grand nombre de personnes qui habitent dans la communauté de communes de Noblat.
Mais comment faire pour enclencher l’envie de venir, de donner son point de vue ou tout simplement de venir de renseigner… ?
Inviter tout le monde semble aujourd’hui délicat car les pôles d’intérêt sont variés, les raisons de venir partager à propos des usages de l’informatique et de numérique très hétéroclites en fonction des générations…

Alors nous pensons dans un premier temps élargir nos échanges et comprendre nos pratiques, nos réticences, notre scepticisme, notre attirance pour le progrès avec les lycéens de Saint-Léonard.

Ce, au cours d’une demi-journée de la connectique.

Très appliquée au pratique, aux usages quotidiens, à leurs avantages….
Faire venir des spécialistes, faire des démonstrations, valoriser les usages…puis, nous et des conférenciers, apporter les autres facettes : individualisation… isolement… illusion du quantitatif par rapport au qualitatif… les dangers pour sa vie privée…

Ainsi, la prochaine séance du K’fé numérique sera consacrée à préparer cette éventuelle journée et proposer un projet de coopération avec le conseiller pédagogique du Lycée de Saint-Léonard de Noblat.

Rendez-vous donc avec nos friandises 2018… salle de réunion du foyer rural 1° étage le jeudi 25 janvier 2018 de 19 heures à 20 heures 30.